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 Mafia vu par Le Roux tome 1

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Le Roux
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MessageSujet: Mafia vu par Le Roux tome 1   Mar 30 Sep - 15:22

http://www.sden.org/Les-differentes-Mafia.html

les differentes mafia

http://argent.canoe.com/infos/quebec/archives/2007/03/20070302-093145.html

blanchiment d argent
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Le Roux
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MessageSujet: Re: Mafia vu par Le Roux tome 1   Mar 30 Sep - 15:36

Mafia : un cancer au cœur de l'Europe
En livrant un roman-enquête, aussi juste qu'insoutenable sur la mafia napolitaine, Roberto Saviano signe son arrêt de mort tout en révélant une triple réalité : économique, morale et humaine.
En livrant un roman-enquête, aussi juste qu'insoutenable sur la mafia napolitaine, Roberto Saviano signe son arrêt de mort tout en révélant une triple réalité : économique, morale et humaine.

Dans l'histoire biblique, il est interdit à Lot et sa femme de se détourner pour regarder Gomorrhe, la ville qui s’autodétruit par ses propres vices. Avec Gomorra, R. Saviano nous convie à l'exercice inverse : en dressant un tableau exhaustif des pratiques mafieuses, il invite le lecteur à tout regarder et ce, avec plus de détails qu'il puisse souhaiter. Tout y est : l'histoire du "Système" mafieux et ses activités détaillées (trafic d'armes et de drogue, contrefaçon en tout genre, racket systématique, investissements immobiliers, traitement des déchets etc.). On y apprend des noms, beaucoup de noms, aussi bien que les chiffres exacts : les milliers de morts et les milliards de chiffre d'affaires. On est surpris de découvrir le rôle de plus en plus important des femmes ou l'importance des complicités souterraines (politiques, financières, mais aussi au sein même des populations déshéritées). On y croise des dizaines de personnages : des bourreaux cruels, parfois cultivés, souvent grotesques, des intermédiaires et des exécuteurs de la branche paramilitaire des clans, des petites frappes exploitées et des dealers ou des journalistes qui rôdent autour des scènes de meurtres. Mais aussi et avant tout, les figures des victimes de la mafia telle Gelsomino, torturée et morte pour avoir eu une relation par le passé avec le membre d'un clan adverse ou Don Peppino, le prêtre assassiné pour avoir cru pouvoir combattre le crime avec la parole de vérité.

Mais au lieu de s'épuiser dans la description des faits et s'alourdir d'une dénonciation moraliste et indignée, le livre de R. Saviano dresse un constat clair, froid et précis d’une triple réalité, effrayante et complexe :

- une réalité politico-économique : Loin d'être une obscure guerre des gangs dans des quartiers pauvres de l'Italie du Sud, la mafia se situe au cœur de l'économie européenne. Première entreprise de l'Italie, elle est absolument internationalisée, mondialisée et utilise les méthodes de management les plus modernes. L'argent de la Camorra envahit en ce moment même l'Espagne et l'Ecosse ; la mafia investit aussi bien à Paris, à Nice qu'à Bucarest ; ses "parrains" sont arrêtés en Pologne et commanditent des meurtres en Allemagne. Et pourtant, par exemple, il est interdit en France de lancer une enquête sur le compte d'une personne suspectée d'appartenir à la mafia et, en Angleterre, la loi ne prévoit pas d'infraction pénale pour association mafieuse. Problème européen par excellence, la mafia l'est aussi pour une autre raison, ses alliances avec d'autres mafias organisées, notamment avec des "familles" albanaises, turques ou russes.

- une réalité morale et idéologique : On est sidéré de découvrir à la lecture de Gomorra l'éthique bien précise des mafieux où l'inhumain est non seulement organisé et systématisé, mais aussi revendiqué. La seule morale est celle du profit par tous les moyens. « Ceux qui prétendent que c'est immoral, qu'il ne peut y avoir d'existence humaine sans éthique, que l'économie doit avoir des limites et obéir à des règles, ceux-là n'ont pas réussi à prendre le pouvoir, ils ont été vaincus par le marché. L'éthique est le frein des perdants, la protection des vaincus, la justification morale de ceux qui n'ont pas su tout miser et tout rafler ». Il s'agit de gagner et d'être le plus fort en restant coûte que coûte au dessus de tout sentiment humain superflu : "Les tuer tous. Jusqu'au dernier. Au moindre doute. Même si on ne sait pas de quel côté ils sont, ni même s'ils en ont choisi un. Tirer. Il n'y a plus d'individus, seulement des pions qui permettent de mesurer sa propre force et de l'exercer". Saviano montre de l'intérieur comment l'ivresse d'un pouvoir sans limites abolit progressivement tout sens moral, quand ce pouvoir reste impuni et incontrôlable.

- une réalité humaine : Le chapitre sur la guerre que se sont livrés les clans en 2004 se révèle particulièrement insoutenable. On sort bouleversé de cette litanie de meurtres, de règlements de comptes sanguinaires, de récits de tortures comme celui qui suit : « Le corps est celui d'Edouardo La Monica, mais on ne distingue plus les traits de son visage. Il n'y a plus que les lèvres, le reste est en morceaux. Le cadavre est parcouru de trous dans lesquels le sang a coagulé. On l'a attaché puis frappé lentement, pendant des heures, avec une batte de base-ball cloutée. […] On lui a coupé les oreilles, arraché la langue, brisé les poignets, énucléé les yeux avec un tournevis alors qu'il était encore vivant, éveillé, conscient ». Et on comprend finalement la cause de notre dégout : il s'agit de la laideur, la mort laide et sale que les assassins imposent à leurs victimes, l'obscénité avec laquelle ils décident de la souffrance des autres selon leurs intérêts stratégiques du moment. L'auteur en est contaminé dans sa propre chair à tel point qu'il ne puisse plus concevoir lui-même une mort digne.

Au bout de cette descente aux enfers, deux questions s'imposent : comment l'Europe - riche, puissante et fière de défendre les droits de l'homme - peut-elle tolérer de telles pratiques, moyenâgeuses mais parfaitement organisées, sur son sol ?

Et, enfin, une question différente : pourquoi un écrivain, porté par la colère et la blessure, s'engage-t-il à écrire un livre qui équivaut à un suicide symbolique ? R.Saviano en parle peu mais donne tout de même une indication : « Ce qu'il faut, c'est comprendre s'il reste quelque chose. Voilà peut-être ce que je venais chercher. J'essayais de comprendre s'il flottait encore quelque chose d'humain, s'il y avait un sentier, une galerie creusée par le ver de notre existence, qui puisse mener à une solution, à une réponse donnant un vrai sens à ce qui se produit ». Osons croire que, au milieu de ce récit de la déshumanisation parfaite, la portée d'un tel témoignage pourra devenir, à son tour, bien réelle.
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MessageSujet: problematique   Mar 7 Oct - 14:33

notre problematique est : En quoi les organisations mafieuses exercent elles une influence sur la consommation? scratch
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